À l’issue de la Quadripartite du 21 octobre 2026, un principe essentiel est acté : la trajectoire financière de l’assurance maladie-maternité ne pourra être stabilisée qu’en combinant la mise en œuvre des mesures d’efficience et une augmentation des cotisations.
Tout au long des travaux, l’UEL a insisté sur le caractère indissociable des deux volets. Les entreprises ne peuvent être appelées à contribuer davantage sans que, dans le même temps, des décisions structurelles soient prises pour maîtriser durablement les dépenses. L’acquis central de la Quadripartite réside donc dans cet engagement conjoint : aucun relèvement des recettes sans mise en œuvre parallèle des économies identifiées.
Des engagements fermes en faveur des dépenses
L’UEL salue l’engagement ferme de la Ministre d’engager les changements législatifs nécessaires pour atteindre les 95 millions d’euros d’économies structurelles identifiées. Elle se félicite également de la poursuite, après la Quadripartite, des travaux de maîtrise médicalisée et de l’engagement pris de renforcer la lutte contre les abus et la fraude. Sans réforme structurelle, le déséquilibre se reconstituera, entraînant mécaniquement de nouvelles hausses de cotisations qui alourdiront à leur tour le coût du travail. Il est donc impératif que ces engagements se traduisent en résultats, au même rythme que l’effort demandé aux cotisants.
Le taux de cotisation sera formellement arrêté dans le cadre prévu par la gouvernance de la CNS. Cette étape ne change pas le message de fond : le niveau d’augmentation du taux de cotisation retenu devra être limité à ce qui est nécessaire pour stabiliser la trajectoire, en tenant compte des économies mises en œuvre.
L’absentéisme ne peut rester hors du débat
Au-delà des mesures d’efficience arrêtées, la maîtrise durable des dépenses de santé doit également intégrer la question de l’absentéisme pour cause de maladie. Son augmentation pèse à la fois sur la Mutualité des employeurs et la CNS, ainsi que sur l’organisation des entreprises et les salariés présents.
L’UEL exige que l’absentéisme revienne sans délai sur la table et devienne une priorité, portée au plus haut niveau. Des décisions concrètes doivent être prises pour agir simultanément sur les causes de l’absentéisme, la prévention, la responsabilisation de tous les acteurs et la lutte contre les abus, tout en donnant au Contrôle médical les moyens d’intervenir plus rapidement et plus efficacement. L’enjeu est collectif : préserver la santé des salariés, protéger ceux qui sont malades, éviter la surcharge des équipes présentes, soutenir le fonctionnement des entreprises et contenir les dépenses supportées par la Mutualité des employeurs et la CNS.
Une trajectoire stabilisée, sous surveillance
La combinaison des économies structurelles et des recettes supplémentaires doit stabiliser la trajectoire financière jusqu’en 2030 et au-delà de l’horizon actuellement couvert par les projections. Elle permet de donner de la visibilité au système de santé tout en évitant que le redressement repose exclusivement sur les cotisants. Une clause de rendez-vous réunira à nouveau les partenaires sociaux afin d’examiner l’évolution réelle des recettes et des dépenses et de prendre rapidement des mesures correctrices supplémentaires lorsque cela s’avère nécessaire.
“L’UEL veillera à ce que les deux volets avancent au même rythme : le relèvement des recettes nécessaire à la stabilisation du système et la réalisation effective des économies annoncées. “ affirme Charlotte Junck, directrice de l’UEL.