En vue des élections législatives du 20 octobre 2013, l’UEL a lors des semaines écoulées présenté aux partis politiques des propositions de réformes reprises dans le précis « Les Essentiels de la Compétitivité », lequel se veut une invitation à oser le changement, le renouveau, à prendre à bras-le-corps les véritables problèmes dont souffre le pays et à préparer, de concert avec les parties prenantes, l’ensemble de nos citoyens à l’avenir en toute ouverture et transparence.
L’UEL y rappelle que depuis l’avènement des crises financière et économique successives en 2007 et 2008, notre pays connaît un taux de croissance zéro. Le chômage est en train d’exploser et semble difficile à contenir, d’autant plus qu’un grand nombre de chômeurs sont peu qualifiés et difficilement plaçables. Malgré cette situation, la création de nouveaux emplois reste soutenue sans toutefois être capable d’absorber un nombre suffisant de chômeurs. En parallèle, la compétitivité de l’économie nationale continue de se dégrader, les finances publiques sont en déficit structurel, le pays est en situation de blocage politique et souffre par ailleurs d’une image ternie.
Plus que jamais, le pays a besoin de se repositionner pour veiller au maintien du niveau de vie et de la qualité de vie de ses citoyens, et ce dans le respect des générations futures. Ce repositionnement a un prix. Il ne pourra se faire sans une transformation en profondeur de ses axes déficitaires : gouvernance, finances publiques, simplification administrative, logement, systèmes sociaux, marché de l’emploi, éducation. Heureusement, tout n’est pas à refaire : le pays peut s’appuyer sur les piliers qui font sa richesse et son attractivité, à savoir la paix sociale, la multiculturalité et une politique fiscale attrayante. Il s’agira d’utiliser ces forces à bon escient pour maintenir la stabilité du pays.
Si le Luxembourg veut se développer, retrouver ses niveaux de compétitivité d’avant 2008, redonner confiance aux citoyens, mais aussi aux investisseurs d’ici ou d’ailleurs, il faudra être résolu à innover pour le sortir de sa léthargie politique, lever les barrages qui mettent un frein aux réformes et transformations dont il a besoin, le faire émerger d’une myopie à vocation électorale et être à l’écoute des mouvements citoyens, pour le repositionner comme un endroit qui donne envie d’y vivre, d’y demeurer ou de s’y implanter, durablement. Bref, il faudra se recentrer sur l’essentiel.
C’est la raison pour laquelle, autour du thème clé de la compétitivité de l’économie nationale, l’UEL se préoccupe des grands chantiers qui à ses yeux ont besoin d’être fondamentalement restructurés, dans le seul but de préparer le pays aux défis de l’après-crise.
Les Essentiels de la Compétitivité - Considérations de l'UEL à l'adresse des partis politiques






