Les entreprises luxembourgeoises sont soumises à une forte pression des prix, principalement due à l’augmentation des coûts des marchandises et des augmentations des charges salariales. Telles sont les conclusions de l’étude réalisée par Deloitte à la demande de l’Observatoire de la formation des prix.
L’Observatoire de la formation des prix a mandaté le cabinet de consultance Deloitte de mener une étude économique sur les adaptations de prix des entreprises luxembourgeoises. Il y est soulevé que les entreprises subissent une pression plus ou moins forte, due principalement aux frais de personnel et aux coûts des marchandises, éléments qui apparaissent comme facteurs déterminants dans la composition des prix de vente. De plus, l’augmentation des charges salariales est d’autant plus problématique que les entreprises sont confrontées à des concurrents étrangers qui ne sont pas soumis aux mêmes contraintes, telles l’indexation des salaires à l’évolution des prix ou l’adaptation du salaire social minimum. S’y ajoute que celles qui ciblent des clients de la Grande Région et qui se trouvent dans une position concurrentielle par rapport aux entreprises relevant de cette région, n’ont guère de marge de manœuvre pour fixer leurs prix de vente. Il va sans dire que les marges sont une composante des prix de vente, mais d’après l’étude, les marges nettes restent proportionnellement peu déterminantes par rapport aux autres composantes du prix.
Toujours selon l’étude, les entreprises n’augmentent pas systématiquement leur prix pour sauver leur marge. Au contraire, les entreprises luxembourgeoises qui subissent une augmentation de leurs coûts ne peuvent augmenter en conséquence leurs prix de vente étant donné la forte concurrence à laquelle elles sont soumises. Elles tendent plutôt à réduire une partie de leur marge pour différer les augmentations de prix. Ainsi les entreprises visent davantage le statu quo que l’augmentation des prix.
Le consultant conclut que des mécanismes permettant aux entreprises une certaine flexibilité dans leurs adaptations de prix devraient être maintenus et favorisés. La même flexibilité devrait prévaloir dans les principes d’encadrement des clauses d’indexation sur les contrats.
Au regard de ces conclusions, l’UEL réitère à l’Observatoire de la formation des prix sa demande de réaliser une étude macroéconomique portant sur les effets d’une désindexation généralisée de l’économie visant ainsi tous les types de contrats (service, bail, travail, etc.) conclus notamment entre prestataires (B2B), entre prestataires et consommateurs (B2C), entre employeurs et salariés. Celle-ci doit avoir comme objet d’analyser les effets d’une désindexation sur les grands agrégats (inflation, chômage, finances publiques, etc.).
UEL, le 3 juillet 2013






