Depuis plusieurs mois, le congé de paternité fait l’objet d’articles de presse et les déclarations politiques vont bon train, semant la confusion auprès des citoyens et des entreprises qui s’interrogent :

« Le congé de paternité va-t-il ou non être augmenté ? Et si oui, de combien ? »

Actuellement, la loi prévoit un congé de paternité de 2 jours, à charge de l’employeur. Un projet de loi déposé en 2016 augmentait ce congé à 5 jours, toujours à charge de l’employeur.

Un congé de 10 jours a ensuite fait son apparition pendant plusieurs semaines dans les médias, porté par plusieurs représentants politiques.

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Le Gouvernement a récemment rencontré l’UEL avec pour ambition d’augmenter le congé de paternité à 10 jours, tout en insistant sur le fait qu’une proposition de directive en discussion au niveau européen prévoit d’ores et déjà un tel congé de paternité.

Sensibles à cette initiative en faveur d’une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie privée, les organisations patronales ont accepté cette proposition gouvernementale, tout en étant conscientes que cela mettra les entreprises devant un défi supplémentaire d’ordre organisationnel. Afin de ne pas y ajouter une charge financière, l’Etat prendrait entièrement en charge le coût des 8 jours supplémentaires. Les 2 jours prévus par la loi actuelle resteraient à charge des entreprises.

De cette façon, l’UEL a réussi à compenser partiellement la désorganisation que le congé de paternité créera inévitablement, notamment dans les petites entreprises, par le fait que le coût direct de la nouvelle mesure de politique familiale sera supporté par l’Etat. Ainsi, l’imminente réorganisation des congés spéciaux constituera un paquet équilibré pour les entreprises, même si, pour l’UEL, la question générale de l’organisation du temps du travail reste plus que jamais d’actualité.

 

Contact presse : 26 00 91 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Annexe :

Communiqué de presse (pdf)

La promotion de la compétitivité de l’économie nationale est un souci majeur et constant de tous les acteurs économiques. Pour assurer une croissance économique durable, pérenniser les systèmes de sécurité sociale et financer le progrès social, il est indispensable d’améliorer constamment l’attractivité et la compétitivité de l’économie luxembourgeoise par la mise en place d’un environnement législatif et réglementaire favorable aux entreprises.

L'UEL élabore, de concert avec ses membres, les positions des entreprises sur des sujets interprofessionnels, les défend auprès des pouvoirs publics et des syndicats et les présente aux médias. L’UEL s’engage activement dans le débat sociopolitique, dans le respect du développement durable et de la responsabilité des entreprises.

 

 

Sur tous les sujets qui sont de son domaine de compétence, l'UEL est régulièrement amenée à élaborer des dossiers de fond pour soutenir ses prises de positions. Les domaines concernés sont : l'économie et la fiscalité, l'emploi et les relations de travail, la sécurité sociale, le développement durable, l'éducation et la formation, la simplification administrative, la concurrence... En toute transparence, l'UEL publie ses réflexions.