Dans l’esprit de changement qui caractérise le nouveau gouvernement, l’UEL salue la volonté réformatrice annoncée et ce tant au niveau des choix de société, de l’intégration et de la gouvernance publique. L’UEL a procédé à un comparatif détaillé de l’accord de coalition avec ses propres recommandations, notamment celles contenues dans sa publication « Les Essentiels de la compétitivité ». 

L’UEL souhaite souligner que l’accord de coalition va globalement dans le bon sens. 

En fixant des objectifs clairs de déficit budgétaire et d’endettement du pays, le nouveau gouvernement s’engage formellement à les tenir. Ceci se passera par une réduction des dépenses publiques, avant toute autre mesure. 

L’investissement dans la formation des jeunes, dès le système scolaire, est un autre engagement fort du nouveau gouvernement que l’UEL salue. Ceci est une bonne approche, même s’il est évident que les résultats d’une telle politique ne se récolteront que bien au-delà de la durée d’une législature.

En revanche, concernant la lutte contre le chômage, l’UEL constate l’absence d’idées neuves et la simple continuation de projets existants. Aucun objectif chiffré n’est annoncé. Ceci est regrettable alors que le chômage risque de devenir l’un des principaux problèmes de notre société. Il convient pourtant de changer de paradigme et de soutenir le travail, plutôt que de financer le chômage, afin de faire reculer l’exclusion.

Cette lutte contre le chômage pourra être facilitée par le retour à une croissance plus forte, or il faudra en créer les conditions favorables. Pour profiter d’un éventuel regain de la croissance internationale, encore faut-il être compétitif. Une augmentation de la productivité des entreprises est un facteur primordial. Il faut faire plus avec moins, ce qui abonde dans le sens d’un développement durable du pays.

Toute mesure augmentant les coûts pour les entreprises est donc à proscrire. L’augmentation annoncée de la TVA doit être neutralisée au niveau de l’indexation des salaires. A défaut, cette hausse sera supportée principalement par les entreprises et augmentera encore le différentiel d’inflation avec nos voisins et partenaires commerciaux.

De même, la gestion de notre système de santé doit faire l’objet d’une gestion financière évitant les dérapages budgétaires qui se profilent d’ores et déjà. Pour l’UEL, une hausse des cotisations sociales patronales, tant pour le volet santé que pour celui des pensions, est tout simplement hors de question.

L’UEL souhaite enfin rappeler qu’elle reste évidemment ouverte au dialogue avec le gouvernement et les syndicats, afin d’œuvrer ensemble dans l’intérêt à long terme de notre pays.

Annexes :

UEL, le 12 décembre 2013

La promotion de la compétitivité de l’économie nationale est un souci majeur et constant de tous les acteurs économiques. Pour assurer une croissance économique durable, pérenniser les systèmes de sécurité sociale et financer le progrès social, il est indispensable d’améliorer constamment l’attractivité et la compétitivité de l’économie luxembourgeoise par la mise en place d’un environnement législatif et réglementaire favorable aux entreprises.

L'UEL élabore, de concert avec ses membres, les positions des entreprises sur des sujets interprofessionnels, les défend auprès des pouvoirs publics et des syndicats et les présente aux médias. L’UEL s’engage activement dans le débat sociopolitique, dans le respect du développement durable et de la responsabilité des entreprises.

 

 

Sur tous les sujets qui sont de son domaine de compétence, l'UEL est régulièrement amenée à élaborer des dossiers de fond pour soutenir ses prises de positions. Les domaines concernés sont : l'économie et la fiscalité, l'emploi et les relations de travail, la sécurité sociale, le développement durable, l'éducation et la formation, la simplification administrative, la concurrence... En toute transparence, l'UEL publie ses réflexions.